Il n’y a pas d’école de fleuriste de papier : on apprend les bases en autodidacte, en observant le travail d’autres « paper florists », souvent dans des pays étrangers (Danemark, Roumanie, GB, USA), ou dans les rares livres disponibles. Une fois ces bases acquises, on peut laisser libre cours à sa créativité : le réalisation de chaque nouvelle fleur est en soi un défi passionnant à relever.

Derrière chaque fleur, il y a beaucoup de recherches et d’expérimentation.

Chaque fleur demande plusieurs heures de travail :

  • l’élaboration du « modèle » : il faut créer des gabarits pour les pistils, étamines, pétales, sépales, feuilles, fleur en bouton… Puis tester, rater, réessayer jusqu’à obtention d’un prototype satisfaisant

  • Le choix des papiers : grammage, papier italien ou allemand (chacun ayant ses spécificités), puis vient le travail des couleurs : encre aquarelle, décoloration, ajout de peinture acrylique, aquarelle, pastel, thé, café…

  • Le découpage, exclusivement à la main, de chaque élément de la fleur (jusqu'à plus d'une centaine de pétales pour certaines fleurs)

  • La mise en forme des étamines, des pistils et des pétales, le plus souvent en plusieurs étapes : lisser le papier ou au contraire ajouter du volume, jouer sur la courbure des pétales, donner du mouvement aux tiges et aux feuilles…

  • L’assemblage : collage soit à la colle permanente sans acide, soit au pistolet à colle

  • Les finitions : ajout de nuances de couleurs avec des pastels tendres sur les pétales, les pistils, les feuilles, ajuster le mouvement des tiges et des feuilles.

savoir-faire

Découvrez le savoir-faire unique du "fleuriste de papier" : combien l'observation, la recherche et l'expérimentation sont essentielles dans ce métier exigeant qui nécessite patience et minutie.